Bcksp.es

Ce Projet, nécessite une restructuration, il est actuellement en pause et reprendra d’ici peu. [github]
bcksp.es.icon.large

La pratique de l’écriture est pareille à un monde en formation. Soumises à l’érosion, les idées s’affinent pour former des phrases. Les tranches les plus sensibles de nos idées s’envolent sous la forme du sable subtil pour finir dans le désert du néant.

Notre souhait est de mettre en lumière une part intime et sombre par nature de l’Homme. 
Il nous paraît que l’intérêt de ce projet tient dans l’observation de la mécanique cérébrale travaillant pour former une communication par l’écriture. Nous récupérons et imprimons les restes des nombreux accidents de l’écriture, rien de plus. Cela est déjà tout un programme… La curiosité, la soif de découverte et de connaissance de soi sont des raisons suffisantes pour se lancer dans l’aventure « bcksp.es »

« bcksp.es » tire son nom de la touche « Backspace » du clavier informatique. Celle-ci est située au-dessus de la touche « Enter ». Elle est utilisée pour effacer les derniers caractères saisis, ceux situés à gauche du curseur d’écriture.

Lorsque l’on utilise la touche « Backspace », une part de nous s’envole avec les mots perdus. 
« bcksp.es » capture ces poussières de pensée et les archive. « bcksp.es » vous propose d’imprimer vos archives de textes supprimés sous forme d’un livre de poche.

Capture d’écran 2017-02-21 à 22.22.11Capture d’écran 2017-02-21 à 22.22.22Capture d’écran 2017-02-21 à 22.22.00Capture d’écran 2017-02-21 à 22.21.22 Capture d’écran 2017-02-21 à 22.20.55Capture d’écran 2017-02-21 à 22.21.15Capture d’écran 2017-02-21 à 22.21.19Capture d’écran 2017-02-21 à 22.21.33Capture d’écran 2017-02-21 à 22.22.07


 Quelque chose  Quelques choses
 en ce monde        en ce monde
 est changé       sont changées

             Par               
           rapport             
         au monde              
           précédent           
       ce monde a changé       
   c'est bien pour cela que    
       nous pouvons dire       
        \"ce\" monde ...
          Sans con            
·           fond              
•            re               
°                             
Si                            
nous                      le  
pouvons                 monde 
distinguer          d'avant:il
ce monde et     y a contraste 
            donc différences  
         donc changements     
         Revenons et restons           
          sur notre première phrase   :
_______________________________________

        Quelque chose         
                en  ce  monde         
                est    changé         


        Cet ouvrage est né du constat 
        de changement de forme de not 
        re language écrit.            

Du texte noir                 
          sur lumière blanche 
          Du texte horizontal           
     plus droit que l'horizon 
     Et surtout du texte           
                  sans rature 

                  Une écrasante                 
                  rigueur pour                  
                  les esprits libres.           

_______________________________________

                On s'emmerde !
                Nous nous sommes fait dépossé 
der de nos ratures. Nous avon 
s perdu le droit d'imaginer   
ce que l'autre/auteur voulait 
nous dire avant de se rétract 
er                            
   ·en                        
   gommant  ·en                  
      barrant     ·en         
            recouvrant    ·en 
                     arrachant

            ce mystérieux mot.
            Nous n'avons plus la liberté  
d'entrer dans son esprit pour 
y découvrir ce mot masqué,    
avec plus ou moins d'adresse. 


_______________________________________


            Le responsable est
            Cette touche                  
du clavier informatique       
située au dessus              
de la touche \"enter\".
"Celle qui fait reculer        
le curseur en supprimant      
tout caractère typographique  
rencontré dans sa course      

           \"Backspace\"


Il compile  Ce livre fait la  
l'ensemble  nique au backspace
 des carac                    
 tères typo                    
graphiques
supprimés   par tous les      
            utilisateurs      
            du site web-      
         http://bcksp.es      
_______________________________________

         Ici - se retrouvent les grains
de sable issus de la transform
ation de nos idées en phrases.

août   •   septembre      2014
Loin d'être une critique néga-
tive de la nouvelle forme     
d'écriture, bcksp.es est un   
jeu avec celle-ci. L'enjeu est
de mettre le doigt sur une des
causes de ce changement. Afin,
j'espere, de prendre          
conscience que ce monde n'est 
plus et ne sera jamais plus   
celui qu'il était avant. La   
suppression de la fonction    
backspace ne suffirait        
évidement pas à contenter     
les plus nostalgiques         

_______________________________________







|               Par nos choix|
|     nos idées nos créations|
|               nous bougeons|
|               ce monde vers|
|      un monde à notre image|
|                            |
|   Sachant que la fonction  |
|backspace n'est utilisable  |
|  que dans l'infime partie  |
|            informatisable   
|            de ce vaste monde"

LIGHTHOUSES, Museo Nazionale Scienza e Tecnologia Leonardo da Vinci, Milan, Italie

EN
Lighthouses _01, site-specific kinetic installation, variable dimensions, dichroic glass, mirrors, broken glass, stepper motors, LEDs, sensors.

Presented at Manège de Sury (Mons, Belgium) during Les Transnumériques Biennal (as part of Mons 2015, European Capital of Culture). Created in collaboration with Vincent Evrard.

Lighthouses_01 is a site-specific installation developed in relation with the characteristics of the exhibition space. The project explores the potential of light and sound in the generation of unstable and transient forms. Diffraction is key to this research: approached as both a material and a collaborative process (Harraway, 1997, Barad, 2007), it allows the piece to transform over time according to the operating “collisions” inside this heterogeneous and fragile assemblage.

Placed on a floor of broken glass, 20 kinetic modules enable the rotation of 150 squares of dichroic glass and mirrors. From their initial position, the glass squares hit the floor, chip and move piles of broken glass. This process results in ephemeral material traces on the ground and unexpected sound patterns amplified by the resonance of the space. Through these kinetic modules, small light controllers coexist, whose responses emerge from the movements of the installation: photosensitive cells catch the indirect reflections of mirrors and generate light patterns that fluctuate and pulsate according to the piece’s behavior.

At night, a bright constellation deploys in the exhibition space and produces colored shadows that enhance mechanical and human movements. This canvas is diffracted by the broken glass surface which also follows the unpredictable light patterns. The installation thus transforms over time and produces continuous modulations in space, depending on several actants that cooperate and interfere in a non-hierarchical manner: the fragile materialities, the code, the space, time, daylight, and the viewers.

FR
Lighthouses_01, installation cinétique in situ, dimensions variables, verres dichroïques, miroirs, verre brisé, stepper motors, LEDs

Manège de Sury (Mons), Transnumériques, Mons 2015, Capitale Européenne de la Culture. Projet réalisé en collaboration avec Vincent Evrard. Avec le support de La Chambre Blanche (Qc), Trancultures (Be) & Le Fresnoy.

Lighthouses _01 est une installation lumineuse et sonore in situ composée de verres dichroïques, de miroirs, de verre brisé, de moteurs, de DELs et de cellules photosensibles. La première version du projet a été réalisée en collaboration avec le programmeur Vincent Evrard (Be) et a été présentée au Manège de Sury durant les Transnumériques dans le cadre de Mons 2015, Capitale européenne de la culture.

Le projet, pensé en relation avec l’espace de diffusion, explore le potentiel de la lumière et du son dans la génération de signaux instables et éphémères. La diffraction est une composante centrale à cette recherche. Abordée comme processus matériel, spatial et collaboratif (Harraway, 1997, Barad, 2007), elle permet à l’installation de s’actualiser selon les « collisions» opérantes entre divers agencements hétérogènes qui collaborent de manière non hiérarchisée : le code, le lieu le temps qui passe, la lumière qui change, les matérialités et les spectateurs.

Posés sur une surface de verre brisé à même le sol, 20 modules horizontaux font tourner 150 carrés de verres dichroïques et de miroirs fixés librement à des axes. Selon l’angle de départ et le rythme des moteurs, les carrés de verre frappent le plancher, produisent des traces au sol et déplacent des amoncellements de verre brisé. Il en résulte d’abord des sons au rythme imprévisible qui sont amplifiés par la résonance du lieu. Au fil du temps, ces verres bougent sur leurs axes, ils s’usent ou encore se brisent et rejoignent la surface de verres brisés. Ces comportements fragiles et précaires transforment le rythme et les sons de l’installation de manière continue tout au long de la diffusion.

À travers ces modules cinétiques cohabite des automates lumineux dont les comportements émergent des composantes agencées : des cellules photosensibles captent la luminosité et les reflets indirects des miroirs, actualisant des patrons lumineux qui fluctuent et pulsent selon les mouvements mécaniques et matériels. Ainsi, le soir venu, une constellation lumineuse se révèle dans l’espace et génère des ombres colorées qui amplifient les composantes mécaniques et les mouvements des spectateurs dans l’espace. Cette toile lumineuse se voit diffractée par le plancher de verre qui participe aussi des comportements imprévisibles de la lumière.

L’oeuvre est donc appellée à se transformer dans le temps selon plusieurs facteurs qui collaborent et interfèrent, permettant de moduler le lieu en continu : le code, le temps, la météo, la fragilité et la précarité des matériaux, le plancher de verre qui se déplace, la lumière qui pulse et les mouvements des spectateurs.

2010 – Chapter 1

Ma première collaboration avec l’artiste belgo-espagnol Felix Luque.
J’ai travaillé sur l’optimisation de la communication sans fil (xBee)
entre la pièce elle-même et l’ordinateur qui la contrôle.

The installation “Chapter I: The Discovery” consists of a sculpture representing an unidentified object in the shape of a dodecahedron and a number of videos restaging the moment of its discovery.

Felix Luque